Nathalie Sarazin, modiste, coiffe hommes, femmes et… chiens !

Tout porte à croire que le goût de la reine Elizabeth II pour les couvre-chefs suscite des vocations. Nathalie Sarazin, diplômée de mode en Angleterre, a ouvert une boutique de chapeaux il y a vingt-deux ans, rue Jean-Jacques-Rousseau à Lille.

Nathalie et son «fer à coque» pour mouler les gouttières. Laconfection d'un chapeau prend plusieurs heures.
Nathalie et son «fer à coque» pour mouler les gouttières. Laconfection d’un chapeau prend plusieurs heures.

« En Angleterre, on porte beaucoup plus de chapeaux qu’en France : ça a sûrement dû m’inspirer un peu », confie-t-elle.

À l’intérieur de sa caverne d’Ali Baba, on en trouve de toutes les formes, de toutes les matières. Entre les capelines, les hauts-de-forme et les chapeaux melon (esprit british oblige), on a la tête qui tourne. « Certaines personnes ne sont pas prêtes à porter de l’excentrique, alors on essaye de faire des modèles très divers, pour tous, explique Nathalie Sarazin. Pour les chapeaux comme pour les vêtements, on suit aussi certaines tendances. En ce moment on fait beaucoup de bibis très « années cinquante ». » L’hiver, la modiste vend également beaucoup de ce qu’elle appelle les « chapeaux amovibles », ultra-souples, que l’on peut porter de différentes façons et ranger facilement dans un sac. Mais ce qu’elle préfère, désormais, c’est confectionner des chapeaux… pour chiens. « Tout a commencé lorsqu’une cliente qui se mariait est venue me demander de faire un chapeau pour Poupette. Je croyais que c’était sa fille jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agissait de son chien. Depuis, quelques clients me demandent de créer des chapeaux assortis pour leur animal… », raconte Nathalie Sarazin.

Un travail d’orfèvre

La confection d’un chapeau se fait en plusieurs étapes, relativement longues. Il faut, par exemple, « glacer » certaines matières, c’est-à-dire les repasser pendant de longues heures pour qu’elles soient brillantes. Nathalie Sarazin trouve les matériaux dont elle a besoin en Angleterre, en Italie et même dans des familles de tisseurs chinois pour la paille de riz.

La création d’un chapeau est un travail d’artiste : « Je mets au minimum dix heures pour fabriquer un chapeau, jusqu’à cent heures pour une pièce unique », explique la spécialiste. Ces pièces-là ne servent souvent qu’une seule fois, avant d’être exposées sur un mur : plus qu’un chapeau, une oeuvre d’art. Toutefois, la modiste essaye aussi de faire des chapeaux plus abordables, à partir de 80 E, et des petits accessoires à cheveux. Et de conclure : « Il n’y a pas de têtes à chapeaux : il faut juste trouver le vôtre. » •

JVLB

N de B, 6, rue Jean-Jacques-Rousseau, Tél :  03 20 42 19 79.

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